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Le nouveau gouvernement bruxellois a été formé

Depuis les élections de mai 2019, aucun autre gouvernement n’avait été formé en Belgique (si l’on ne compte pas celui de la communauté germanophone). Mercredi 17 juillet, la Région de Bruxelles-Capitale s’est donc dotée d’un gouvernement et les négociateurs du PS, de DéFi, d’Ecolo, de Groen, de l’Open Vld et du one.brussels/sp.a ont présenté leur déclaration de politique commune. La formateur Laurette Onkelinx, qui avait annoncé qu’un gouvernement serait prêt avant la fête nationale, a donc tenu sa promesse.

Formation

La formation de gouvernement bruxellois ne fut pas une mince affaire. Du côté néerlandophone, Groen a détrôné l’Open Vld. Du côté francophone, Ecolo est devenu le deuxième parti à Bruxelles. Cette vague verte a donc sensiblement modifié les rapports de force à Bruxelles.

Le grand perdant des élections reste le MR, qui aurait souhaité faire partie du gouvernement bruxellois, mais qui s’est heurté au refus du PS de faire participer les libéraux aux négociations. Ce refus a provoqué une grande frustration chez les libéraux flamands qui voulaient absolument inclure leur parti frère au gouvernement. Désormais isolé en tant que parti de droite au sein d’une coalition de gauche, l’Open Vld est divisé : intégrer la coalition sans le MR pour accélérer les négociations n’a pas été vu d’un bon œil par l’ensemble de l’Open Vld. Aussi, l’absence du MR au niveau bruxellois n’aidera pas à la formation d’un gouvernement fédéral, le parti libéral francophone étant souvent considéré comme le pont entre la N-VA et le PS. En Wallonie, après l’échec de la « coalition coquelicot », le MR est devenu incontournable.

L’accord

Quid du contenu ? L’accord de gouvernement du nouveau gouvernement bruxellois contient de nombreuses propositions « vertes », soulignant par exemple l’urgence de la crise climatique dès l’introduction du texte de l’accord. Le nouveau gouvernement bruxellois s’engage par ailleurs à mener la Région vers un modèle neutre en carbone en 2050. Dans le même ordre d’idées, les politiques de logement et de mobilité de la coalition veulent se donner les moyens d’atteindre les objectifs des accords de Paris en matière de climat. Outre les objectifs climatiques, l’accent a également été mis sur l’autonomie budgétaire, la réduction de la pauvreté, la numérisation et la qualité de vie. Pour relever ces défis, la déclaration de politique générale repose sur trois piliers : une Région qui garantit à chacun les conditions d’une vie conforme à la dignité humaine ; une Région qui inscrit son développement économique et social dans une transition environnementale de référence à l’horizon 2050 ; et une Région à l’identité forte, ouverte au monde, qui renforce ses services aux citoyens dans une logique de lisibilité et de proximité de ses institutions.

Rudi Vervoort sera toujours à la tête du nouveau gouvernement bruxellois. Cependant, dans sa nouvelle équipe, les démocrates-chrétiens du cdH et du CD&V ont été remplacés par les écologistes d’Ecolo et de Groen. Il y a donc beaucoup de nouveaux visages : Alain Maron pour Ecolo, Elke Van den Brandt pour Groen, Bernard Clerfayt pour DéFi et Sven Gatz pour l’Open Vld. Un changement de génération a donc eu lieu chez les libéraux flamands car Guy Vanhengel a fait un pas de côté pour laisser place à Sven Gatz. Ce dernier est actuellement ministre dans le gouvernement flamand, mais la présidente de l’Open Vld, Gwendolyn Rutten, a transféré tous ses pouvoirs (à l’exception compétence “Bruxelles”) à la ministre Lydia Peeters, ministre flamande du Budget et de l’Energie.

Le jeudi 18 juillet, cette nouvelle équipe s’est rendue au Palais Royal pour prêter serment et un premier conseil des ministres a immédiatement suivi dans l’après-midi. Dans sa déclaration de gouvernement, Rudi Vervoort a souligné une nouvelle fois que les défis les plus importants auxquels Bruxelles est confrontée sont sociaux et écologiques et que la qualité de la vie de tous les Bruxellois est essentielle.

De Brusselse regering is een feit

De eerste regering in België, als je de Duitstalige gemeenschap niet meetelt, is een feit. Op woensdag 17 juli presenteerde de onderhandelaars van PS, Défi, Ecolo en aan Vlaamse zijde Groen, Open Vld en one.brussels/sp.a hun gemeenschappelijke beleidsverklaring. Formateur Laurette Onkelinx kondigde eerder al dat een regering gereed zou zijn voor de Belgische Feestdag en dus hield ze zich aan haar belofte.

Formatie

Nochtans was de regeringsvorming in Brussel niet zo evident. Aan Vlaamse zijde werd Open Vld van de troon gestoten door Groen als grootste partij en ook zusterpartij Ecolo kon op flink wat winst rekenen want de partij werd nipt de tweede grootste in Brussel. Dit veranderde merkbaar de machtsverhoudingen.

Het grootste slachtoffer daarvan was de MR, die graag deel had uitgemaakt van de Brusselse regering, maar de PS hield de deur dicht. Dit veroorzaakte grote frustratie binnen de Vlaamse liberalen die kost wat kost hun zusterpartij wilde helpen. Het soloslim spelen van de Brusselse liberale kopstukken waardoor de onderhandelingen een versnelling hoger gingen en Open Vld nu in een linkse coalitie zit, zorgt voor veel verdeeldheid binnen de partij. Bovendien helpt het ook niet de federale regeringsvorming omdat de MR de brug is tussen N-VA en de PS en ook in Wallonië, na het afspringen van de ‘klaprooscoalitie’, lijkt de MR incontournable te zijn. Alleen blijft MR nu bedeesd achter.

Regeerakkoord

Het regeerakkoord van de nieuwe Brusselse regering heeft opvallend veel groene accenten. Zo benadrukt het al in de inleiding de urgentie van de klimaatcrisis. Daarom heeft de nieuwe regering bijvoorbeeld de ambitie om klimaatneutraal te zijn tegen 2050. Maar ook het huisvestings- en mobiliteitsbeleid is erop gericht de klimaatdoelstellingen van het Verdrag van Parijs te halen. Naast de klimaatdoelstellingen staan begrotingsautonomie, armoedebestrijding, digitalisering en levenskwaliteit centraal. Om deze uitdagingen aan te pakken bestaat de beleidsverklaring uit drie pijlers: een gewest waar iedereen waardig kan leven, een gewest dat zijn economische en sociale ontwikkeling kadert in een ecologische modeltransitie en een gewest met een sterke identiteit en een open blik op de wereld.

Aan het hoofd van de nieuwe Brusselse regering staat opnieuw Rudi Vervoort. In zijn nieuwe ploeg zijn de christendemocraten van cdH en CD&V ingeruild door de ecologisten van Ecolo en Groen. Er zijn daarom ook heel wat nieuwe gezichten: Alain Maron voor Ecolo, Elke Van den Brandt voor Groen, Bernard Clerfayt voor Défi en bij de Vlaamse liberalen is er sprake van een generatiewissel want Guy Vanhengel doet een stap opzij voor Sven Gatz. Gatz is momenteel ook nog minister in de Vlaamse Regering, maar partijvoorzitter Gwendolyn Rutten heeft al zijn bevoegdheden, op de bevoegdheid ‘Brussel’ na, overgedragen aan minister Lydia Peeters.

Op donderdag 18 juli is deze nieuwe ploeg naar het koninklijk paleis getrokken om daar de eed af te leggen en in de namiddag volgde al meteen een eerste ministerraad. In Vervoorts regeerverklaring benadrukte hij nogmaals dat de belangrijkste uitdagingen voor Brussel van sociale en ecologische aard zijn en dat de levenskwaliteit van al de Brusselaars van essentieel belang is. Evaluatie: 2024.

Belgique: Charles Michel: une carrière fulgurante

Ces dernières semaines, la situation politique belge (tant au fédéral qu’au régional) s’est relativement calmée, et ce notamment à cause des nominations au niveau européen ayant massivement retenu l’attention des médias. En effet, le 2 juillet, alors que le Parlement européen tenait sa première séance à Strasbourg, les chefs d’États et de gouvernements européens se sont entendus sur les différents candidats aux fonctions européennes suprêmes. Outre le poste très convoité de président de la Commission européenne, les dirigeants européens devaient également parvenir à un accord quant à la présidence du Conseil européen, au poste de Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, ainsi qu’à la présidence de la Banque centrale européenne.

Dans ce contexte, la nomination du Belge Charles Michel au poste de président du Conseil européen n’est pas une surprise. En plus de n’avoir jamais caché ses ambitions européennes, son actuel statut de Premier ministre du gouvernement – en affaires courantes, certes – a joué en sa faveur. De fait, être chef de gouvernement est en réalité un critère implicite permettant de prétendre au poste de président du Conseil européen. Après Herman Van Rompuy, ancien Premier ministre belge, Charles Michel est désormais le deuxième Belge à être élu à cette fonction depuis la création de ce poste en 2009.

Tout semble avoir joué en la faveur de Charles Michel. Tout d’abord, le Parti Populaire européen (PPE) ayant pris du plomb dans l’aile aux élections, la droite européenne n’était pas (ou plus) en position de revendiquer les deux postes de « présidents européens ». Le PPE s’est donc focalisé sur la présidence de la Commission, laissant aux libéraux de Renew Europe (RE) la marge de manœuvre nécessaire pour placer l’un des leurs à la tête du Conseil européen. Aussi, Charles Michel a évité la confrontation avec son homologue néerlandais, Mark Rutte (pressenti pour succéder à Donald Tusk), qui a préféré continuer la politique au niveau national. Enfin, bien que les noms de figures libérales majeures telles que de Margrethe Vestager et Guy Verhofstadt aient circulé, ceux-ci ne visaient pas le poste de président du Conseil européen : Vestager avait en effet annoncé vouloir rester commissaire européenne tandis que Verhofstadt se concentrait sur la présidence du Parlement européen, ce qui a échoué.

Le grand gagnant des nominations européennes semble être le président français Emmanuel Macron qui, à tous les niveaux, voit toutes ses demandes satisfaites. Avec Charles Michel au Conseil européen, il a réussi à placer l’un de ses meilleurs alliés à un poste de choix. Aussi, le fait que sa compatriote Christine Lagarde ait été nommée candidate à la présidence de la BCE lui permettra d’avoir une ligne directe avec Francfort. Ursula von der Leyen, nommée candidate à la présidence de la Commission européenne, aurait quant à elle été suggérée par Macron lui-même. Pour couronner le tout, la mort du système des Spitzenkandidaten (aucun d’entre eux n’a été nommé à un poste important) convient parfaitement au président français, publiquement opposé à ce système depuis le début.

Du haut de ses 43 ans, Charles Michel est par conséquent l’un des plus jeunes dirigeants européens. La question est maintenant de savoir qui le remplacera (temporairement) en tant que Premier ministre. Des noms comme Didier Reynders et Sophie Wilmès circulent, mais le nouvel emploi de Michel ne commence qu’en décembre. D’ici là, tout reste possible ; peut-être la Belgique aura-t-elle un nouveau gouvernement ?

België: Charles Michels blitzcarrière

Nu het de laatste weken wat rustiger is geweest op het federale en regionale niveau heeft vooral het Europese niveau veel aandacht gekregen in de media. Niet alleen omdat het Europees Parlement haar eerste plenaire zitting hield op 2 juli, maar ook omdat de Europese leiders er op de Europese top van begin deze week wel in geslaagd zijn om een akkoord te bereiken over de Europese top jobs. Naast de Voorzitter van de Europese Commissie moesten de regeringsleiders de juiste man of vrouw zoeken als opvolger voor de Voorzitter van de Europese Raad, Hoge Vertegenwoordiger van de Unie voor Buitenlandse Zaken en Veiligheidsbeleid en een nieuwe Voorzitter voor de Europese Centrale bank. De Raad deed ook een voorstel voor het voorzitterschap van het Europees Parlement (EP), maar het EP volgde dit niet.

Een verrassing, maar ook niet helemaal, is dat de Belgische Premier Charles Michel, de volgende Voorzitter wordt van de Europese Raad. Michel heeft altijd duidelijk Europese ambities gekoesterd en is bovendien regeringsleider geweest, een ongeschreven criteria om Voorzitter van de Raad te worden. Hij is daarmee trouwens de tweede Belg sinds een permanente Voorzitter is ingevoerd in 2009. Als nieuwe voorzitter leken voor Michel deze week de puzzelstukjes in mekaar te vallen. Ten eerste was het al snel duidelijk dat de suprematie van de Christendemocraten is afgelopen en dat de Europese Volkspartij daarom niet langer alle ‘Europese voorzitters’ zou kunnen claimen. Het feit dat de Christendemocraten uiteindelijk toch gegaan zijn voor het voorzitterschap van de Europese Commissie gaf de liberalen ruimte om te eisen dat zij de volgende Voorzitter van de Europese Raad kunnen leveren. Ten tweede is het voor Michel ook meegevallen dat zijn Nederlandse collega Mark Rutte, grote favoriet om de huidige voorzitter Donald Tusk op te volgen, liever in Nederland bleef en Michel daarentegen direct beschikbaar is. De namen van top Europese liberalen zoals Margrethe Vestager en Guy Verhofstadt circuleerden wel, maar niet voor deze functie. Vestager wou liever terug Commissaris worden, terwijl Verhofstadt zijn droom om voorzitter te worden van het Europees Parlement opnieuw moet opbergen.

De grote winnaar van dit hele proces lijkt de Franse President Emmanuel Macron, die al zijn eisen ziet ingewilligd in deze deal. Met Charles Michel plaats heeft hij een goede vriend op een belangrijke functie, maar ook zijn landgenoot Christine Lagarde als kandidaat-voorzitter van de Europese Centrale Bank betekent een directe lijn naar Frankfurt. Zelfs de naam van Ursula von der Leyen, kandidaat-voorzitter voor de Europese Commissie, zou door Macron zijn voorgesteld. Door geen van de Spitzenkandidaten voor te dragen voor een Europese top job lijkt ook het Spitzenkandidatensysteem niet meer terug te keren naar Brussel. Opnieuw een eis van Macron.

Opnieuw valt een Belg dus de eer om voorzitter te worden van de Europese Raad, 5 jaar na Herman Van Rompuy. Bovendien is het einde van Michels carrière ook na zijn nieuwe functie nog niet in zicht want met 43 jaar was hij meteen een van de jongste regeringsleiders in Europa. De vraag is nu wie hem tijdelijk(?) gaat vervangen als Premier. Namen zoals Didier Reynders en Sophie Wilmès circuleren, maar Michels nieuwe job begint pas in december. Misschien heeft België tegen dan wel een nieuwe regering?

 

Brexit: state of play of the no deal scenario

That a no deal Brexit will damage the British and European economy was already clear. The Catholic University of Leuven even calculated that a no deal Brexit would cost the European Union 1.54% of GDP and 1.2 million jobs. The effect for the UK: a 4.4% reduction in GDP and 525,000 job losses, this only in the short term. In terms of sectors, a hard Brexit would have especially a severe effect on the European Food and Beverages sector. A hard Brexit would also have a big impact on the European textile industry and in addition, services sectors would be heavily affected.

Due to the severe economic consequences of a no deal, Members of Parliament (MPs) from both the Conservative Party as the Labour Party tabled an amendment on the parliamentary estimates bill that would deny funding to four government departments in the event of a no-deal Brexit without explicit parliamentary approval. The amendment concerned the departments for International Development, Work and Pensions, Education, and Housing, Communities and Local Government. However, the Speaker of the House of Commons, John Bercow, said on 1 July that he had not selected this amendment. Grieve and Beckett have, therefore, re-submitted their amendment on 2 July, but 10 Downing Street has strongly condemned this amendment to shut down the government as very irresponsible.

Not only the MPs are concerned, but also Brexit Secretary, Stephen Barclay, asked last week to accelerate the preparations for a no deal Brexit. Barclay said: “Time is of the essence and we can’t be complacent. I do not want to be in a situation when we get to November and there were things we could have been doing at this time and we didn’t do them.”

Key players in a possible no deal Brexit are of course Boris Johnson and Jeremy Hunt, the remaining contenders in the Conservative Party leadership race. In his bet to become the next leader of the Conservative Party, Foreign Secretary Jeremy Hunt presented his ten-point plan for delivering Brexit in case he wins. Hunt proposes to speed up the no deal preparations, the establishment of a No Deal Cabinet Task Force and the appointment of a new negotiating team. A Government under his leadership would prepare for a No Deal Brexit Budget, and the Treasury would prepare a No Deal Relief Programme including a £6 billion fund for the fishing and farming sectors.

Boris Johnson, on the other hand, has said that he believes there is only a “very, very small possibility” that the UK will have to leave the EU without a deal. However, he also said that when he is elected as new Prime Minister, every member of his Cabinet should have to live with the possibility of leaving the EU without a deal. This is also in line with the fact that Johnson is preparing an emergency budget for such a scenario. More concretely, this budget will consist of a tax cut and a revision of stamp duties to safeguard the economy after a hard Brexit.

What’s next?

Conservative Party members will receive their postal ballots between 6-8 July. The final deadline to return the ballots is Sunday 21 July. Boris Johnson and Jeremy Hunt participate in hustings until 17 July. It is widely believed, however, that a majority of voters will immediately cast their vote when they receive their ballot. The next few days will, therefore, be key for Hunt to get his message across and for Johnson to avoid any gaffes. In the week of 22 July, Britain’s new Conservative Party leader and Prime Minister will be announced.

Habemus Presidentus

After long and difficult negotiations, the European leaders have come to an agreement on the four top jobs in the European Union. After all, none of the previously speculated candidates have been rewarded for their campaign.

The EU’s top jobs go to:

  • President of the European Council is Charles Michel (Renew Europe) from Belgium;
  • (nominated) President of the European Commission is Ursula von der Leyen (EPP) from Germany;
  • (nominated) President of the European Central Bank is Christine Lagarde (EPP) from France;
  • (nominated) High Representative of the Union for Foreign Affairs and Security Policy is Joseph Borell (S&D) from Spain.
  • President of the European Parliament will be David Sassoli (S&D) from Italy.

It is clear that there is now no geographical balance between the Western and Eastern European countries and the above nominations have been a result of days-long tough negotiations. Traditionally the function of the Presidency of the European Commission is reserved for the biggest group in the European Parliament, which has been the EPP. Since the introduction of the Spitzenkandidaten process (by the Lisbon Treaty), the European Parliament even tried to institutionalize the nomination of the President of the European Commission, but after all the European Council has the final word to decide over this role. The Spitzenkandidat of the EPP, Manfred Weber, lost substantial support in the last weeks and there were doubts regarding his nomination even within his own party. Most of the criticism was due to his lack of experience in the executive branch. Therefore, there have been a few alternative names floating, including Chief Brexit negotiator Michel Barnier, but also German Chancellor Angela Merkel as possible successor of Jean-Claude Juncker.

Frans Timmermans, however, seems to be the biggest loser. During the G20 Summit in Osaka, Angela Merkel proposed the social democrat Frans Timmermans as the new President of the European Commission. However, EPP was not in favour of this solution. alongside with the V4 countries that opposed Timmermans because, as Vice-President of the Commission, he often criticized these countries due to their issues with the rule of law.

In the afternoon of 2 July, the name of German Defense Minister, Ursula von der Leyen, emerged as a new option as President of the European Commission. She is German and knows Brussels very well, but she also speaks French, something that made her also a good option for French President Emmanuel Macron. In return, Macron proposed Christine Lagarde as the new president of the ECB. Gender balance has thus been achieved and in order to meet the geographical balance, the Member States proposed the Bulgarian Sergei Stanishev as new President of the European Parliament. However, the European Parliament has the right to choose its new president and the MEPs voted in favour of David Sassoli (S&D) from Italy.

Ursula von der Leyen is yet to be confirmed by the European Parliament as the President of the Commission, however, it seems that the Socialists and the Greens are not satisfied with the choice of the Member States.

Formation du gouvernement : 1 mois plus tard. Mission impossible ?

Les négociations sont dans une impasse. Les informateurs fédéraux Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (sp.a) semblent jeter l’éponge et devraient annoncer lundi 1er juillet, date-butoir fixée par le Roi lui-même, qu’ils ont échoué dans leur tâche de former un gouvernement.

Il n’est pas étonnant que l’échec de leur mission ait déjà été annoncé cette semaine. Depuis un certain temps, Didier Reynders faisait en effet de son mieux pour pousser sa candidature à Strasbourg dans le but de devenir le nouveau Secrétaire Général du Conseil de l’Europe – poste qui a finalement été attribué à sa concurrente croate. Au niveau fédéral, peu de gens parviennent à répondre de l’absence de Reynders à Bruxelles et se trouvent, par conséquent, bien incapables de donner de quelconques garanties quant à la stabilisation des négociations. Carl Devos, professeur à l’Université de Gand, considère pour sa part que la situation est désespérée. Pour lui, la formation de majorités au niveau régional est une condition préalable au progrès des négociations au niveau fédéral.

Certes, la formation d’un gouvernement fédéral n’a jamais été une mince affaire, particulièrement au cours des dernières années. Cependant, les élections de mai 2019 ont tellement rebattu les cartes que, cette fois, la situation politique belge parait encore plus compliquée qu’auparavant. L’écart entre les deux plus grands partis, le PS et la N-VA, est très grand. Si le fossé idéologique entre les deux partis était déjà clair durant la campagne électorale où les vetos préalables ont fusé, le PS et la N-VA refusent toujours de convenir d’une simple réunion maintenant que les élections sont terminées.

Dans ce cas de figure, une coalition violet-vert apparait comme la seule alternative – du moins la seule qui soit réaliste. Néanmoins, cette coalition potentielle entre 8 partis, dont la majorité est en proie à une crise d’identité existentielle post-électorale, ne sera pas simple à présenter comme une solution-miracle. De plus, c’est la première fois dans l’histoire belge que les partis traditionnels ne peuvent pas former une majorité ensemble. La possibilité de réunir le PS et la N-VA à la table des négociations est maintenant entre les mains du Roi : il pourra en effet, lundi prochain, désigner une personne de chaque parti (ou une seule personne d’un seul parti) en tant que nouveaux informateurs. Dans ce contexte, il est à noter que les présidents des deux principaux partis belges, Bart De Wever (N-VA) et Elio Di Rupo (PS), ne sont pas disponibles, pour la simple et bonne raison qu’ils essaient encore de former un gouvernement au niveau régional (ce qui souligne encore une fois l’importance des Régions).

Au niveau régional, les discussions se poursuivent et semblent aller dans le sens de la création de gouvernements minoritaires. A ce titre, la formation de gouvernements régionaux prend donc également du temps. En Flandre, Bart De Wever a déjà consulté deux fois les différents partis. Seul le PVDA n’a pas été invité une deuxième fois et seul le Vlaams Belang a été invité une troisième fois. Selon De Wever, les négociations avec le Vlaams Belang ont permis d’aborder des thèmes tels que l’éducation, le bien-être et l’immigration. Ensemble, les deux partis n’atteignent pourtant pas la majorité, à 5 sièges près. De leur côté, tous les autres partis ont déjà clairement indiqué qu’ils ne souhaitaient pas gouverner avec le Vlaams Belang. Pour la N-VA, rien ne presse : la semaine prochaine, De Wever se rendra en Colombie pour le Sommet mondial des villes. Contrairement à la coutume, donc, il ne devrait pas y avoir de nouveau Ministre-Président à la Fête de la Communauté flamande du 11 juillet. En Wallonie, le PS ne veut absolument pas négocier avec le MR qui l’a remplacé au gouvernement wallon après le scandale Publifin. Malheureusement pour les socialistes et les écologistes wallons, il manque 3 sièges à leur potentielle coalition « coquelicot » pour constituer une majorité, et jusqu’à présent, le cdH se tient à sa décision de rejoindre l’opposition, bien que le PS espère convaincre les démocrates-humanistes de changer d’avis.

Enfin, si les choses semblaient plus claires au niveau bruxellois étant donné que des majorités avaient été trouvées au sein des deux groupes linguistiques, l’Open Vld a, cette semaine, refusé de participer aux négociations en signe de protestation contre l’exclusion de son parti-frère francophone, le MR, de la majorité linguistique francophone bruxelloise.

Regeringsvorming: 1 maand later. A mission impossible?

De impasse is compleet. De federale informateurs Didier Reynders (MR) en Johan Vande Lanotte (sp.a) lijken de handdoek in de ring te gooien en op maandag 1 juli, de deadline die ze van de Koning hadden gekregen, aan te kondigen dat ze in hun taak mislukt zijn.

Dat het mislukken van hun opdracht deze week al bekend werd, is niet vreemd. Didier Reynders was namelijk al een tijdje actief bezig met te lobbyen in Straatsburg om de nieuwe Secretaris-Generaal te worden van de Raad van Europa – een job die hij uiteindelijk moest laten voorgaan aan zijn Kroatische uitdaagster. Vanuit de federale politiek kwam er quasi geen reactie op Reynders’ afwezigheid in Brussel en bijgevolg op het stilvallen van de onderhandelingen voor een federale regering. Professor Carl Devos van de UGent argumenteert dat de situatie toch uitzichtloos is en dat iedereen beseft dat er geen vooruitgang zal komen op het federale niveau alvorens in de regio’s meer duidelijkheid is.

Toegegeven, het vormen van een federale regering is de laatste jaren geen sinecure meer. Maar hoe de kiezer de kaarten heeft geschud na de verkiezingen van mei 2019 maakt het helemaal ingewikkeld. De kloof tussen de twee grootste partijen, de PS en de N-VA, is zeer groot. Dat was al duidelijk voor de campagne waar de veto’s over de taalgrens heen en weer vlogen, maar zelfs na de verkiezingen lijkt een ontmoeting tussen beide partijen al een brug te ver te zijn.

Paars-groen lijkt dan het enige (realistische) alternatief, maar met 8 partijen, waarvan het merendeel worstelt met een identiteitscrisis na de verkiezingen, zal dit ook niet zomaar als oplossing naar voren worden geschoven. Het is bovendien de eerste keer in de Belgische geschiedenis dat de traditionele partijen samen geen meerderheid kunnen vormen. Een mogelijkheid om de PS en N-VA toch samen aan tafel te krijgen, ligt in de handen van de Koning. Hij kan namelijk iemand van beide partijen (of slechts een van beide partij) aanstellen als nieuwe informateur maandag. Maar de voorzitters, Bart De Wever en Elio Di Rupo, zijn niet beschikbaar want deze proberen een regering te vormen op het regionale niveau (wat nogmaals het belang van de regio’s benadrukt).

Op de regionale niveaus blijft men gesprekken voeren in een context van een minderheidsregering waardoor een regeringsvorming ook hier niet voor morgen is. In Vlaanderen consulteerde Bart De Wever de verschillende partijen al twee keer, alleen PVDA werd geen tweede uitgenodigd, en enkel Vlaams Belang werd een derde keer uitgenodigd. Volgens De Wever werden er al actieve gesprekken gevoerd over onderwijs, welzijn en migratie, maar samen hebben ze vijf zetels tekort voor een meerderheid. Alle andere partijen hebben reeds duidelijk laten verstaan dat ze niet willen regeren met Vlaams Belang. Veel haast is er niet want volgende week bezoekt De Wever Colombia voor de World Cities Summit en daarmee zal er ook op de Vlaamse Feestdag geen nieuwe Minister-President zijn. In Wallonië wil de PS absoluut niet onderhandelen met de MR die haar na het publifinschandaal vervangen heeft in de Waalse regering. Maar de PS en Ecolo hebben wel drie zetels te kort om een meerderheid te vormen en tot nu toe blijft cdH bij haar standpunt om in de oppositie te gaan zetelen, al hoopt de PS op een ander resultaat.

Tot slot in Brussel leek er meer schot in de zaak aangezien er sprake is van een meerderheid in beide taalgroepen. Tot deze week… want Open Vld weigerde deel te nemen aan de onderhandelingen omdat de MR was gepasseerd in de regeringsvorming aan Franstalige kant en Open Vld wil absoluut haar zusterpartij op minstens een niveau mee in de regering heisen.

What’s next for payments in the EU?

The past mandate has heavily contributed to shaping the future of the payment landscape in the EU. Among public affairs professionals involved in payments for more than 5 years, the fact that payments used to be a very niche topic which wasn’t a very “sexy” conference topic has become a recurring joke. Regulation around payments or impacting payments is now in the center of key debates, including, for example, the international role of the EU and the autonomy of the EU. Regulatory workstreams are converging in an attempt to develop innovative, cost-effective and consumer-centric solutions in the EU.

In 2015, the EU adopted a new directive on payment services (PSD2) to adapt rules to the new realities of the payment landscape, promote competition and the development of innovative payment solutions as well as to reinforce consumer protection (against fraud, for instance). PSD2 has been described as the advent of Open banking and innovation. ‘Open banking’ is used to describe the shift from a closed model to one in which data is shared between different members of the banking ecosystem – with consent from the customer – to encourage collaboration between established banks and fintech companies.

While the expected “revolution” and disruption of traditional models is slower than expected, there are high expectations for the development of new, innovative, consumer-centric and affordable solutions. Discussions on the technical application of PSD2, for instance, around what Application Programming Interfaces (API), used to allow access to the payment account, should look like are still ongoing in certain European groups and are likely to continue in the coming months.

More recent communications for the European Commission opened the door for further regulatory developments when it comes to innovation in the financial sector, including the FinTech action plan and the workstream on Artificial Intelligence. There is no doubt about the strategic role of data and future regulatory developments regarding access to data on the payment landscape in the coming years.

Costs of payment have also been high on the previous Commission’s agenda and will continue to be in the coming years. In 2015, the EU also adopted a Regulation on Interchange Fees which aims at – together with PSD2 – limiting transaction fees based on consumer debit and credit cards and banning retailers from imposing surcharges on customers for the use of these types of cards. The European Commission is now looking into the effect of this Regulation and is expected to release an implementation report in 2020, possibly accompanied by amendments.

In addition to the discussion on Interchange fees, the EU adopted new rules to make cross-border euro transfer cheaper and currency conversion in the EU fairer.

At the intersection of questions of innovation, evolution of consumer expectations and costs is the conversation about instant payments, which will likely be an important focus for the next European Commission. The European Commission has expressed its wish to further promote the development of European solutions, relying on tools such as SEPA Instant Credit transfer scheme or the TARGET instant payment settlement (TIPS) service.

The EU is well aware of the fact that global – non-EU – providers are tapping into the potential created by favorable infrastructure and regulatory framework, and this trend is of course reinforced by the technological superiority of other regions, for instance on AI. Further actions are therefore expected on these fronts in the coming years.

Brexit: the final campaign?

Boris Johnson and Jeremy Hunt, the two remaining candidates in the race for the leadership of the Conservative Party and the position of Prime Minister of the UK, are campaigning throughout the country to win the votes of 160,000 Conservative Party members. Johnson is more likely to win, not only because he had a big lead over Hunt in the last voting round (170 to 77 votes), but also because a recent poll shows that more than three quarters of the party members believe Johnson would be a good leader.

The strength of Johnson is that he is clear in his mission. He wants to leave the EU on 31 October, with or without a deal. In a no-deal scenario he even proposed this week not to impose tariffs on goods entering the UK. Yet, Johnson stressed that it is not only a decision made by the UK, but also by the EU. Despite criticism of others like the Governor of the Bank of England and the International Trade Secretary that this would not be possible Johnson did not change his strategy. Therefore, his rival, Jeremy Hunt, is blaming Johnson that his no-deal Brexit plans are remaining too vague and unrealistic. Hunt distinguishes himself from Johnson by pursuing a better deal rather than a no-deal Brexit. Hunt stated that a new deal with the EU would be difficult but said that he would keep negotiating if parliament were to veto the no-deal option, even with the option of an extension after 31 October.

One of the main issues, also in this campaign, is still the Irish backstop. To solve this problem three domestic advisory groups have been established. The Technical Alternative Arrangements Advisory Group is the first, the second is comprised of businesses and trade unions and gathered for the first time this week, and the third will be made up of parliamentarians. Boris Johnson’s main goal is to replace the Northern Ireland backstop in May’s Withdrawal Agreement (WA) with “alternative arrangements” to take effect at the end of the transition period. Jeremy Hunt’s main goal, too, is to renegotiate the WA and get rid of the Northern Ireland backstop as it is currently stated. However, as stated before, Hunt would continue negotiations to find a deal beyond 31 October.

The Irish Prime Minister Leo Varadkar reacted this week again that he could not accept alternative arrangements as an alternative for the backstop before he knew how it would work in practice. In addition, he said that it would never be possible to have these alternatives ready before the UK leaves the EU. Therefore, he still supports the backstop as the only solution for the time being.

What’s next?

Conservative Party members will receive their postal ballots between 6-8 July. The final deadline to return the ballots is Sunday 21 July and consequently, the winner will be announced in the week of 22 July. Johnson and Hunt participate in hustings until 17 July.